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Stooges
The Stooges
The Stooges

40.The Stooges

The Stooges
Punk rock
Elektra   (Album Remasterisé )

Etats-Unis  06/1969

une bête de scène, un show sexuel bien plus intense que ceux de feu Jim, derrière les Portes
  
 


 



1. The Beatles..
2. The Velvet Undergrou..
3.  Godspeed you Black ..
4. The Magnetic Fields..
5.  Pulp..
6. The Clash..
7. The Beach Boys..
8.  Lou Reed..
9.  Andrew Bird..
10. The Stone Roses..
11.  Sufjan Stevens..
12. The Kinks..
13.  David Bowie..
14.  Nick Drake..
15. The Nice..
16.  Bjork..
17. The Left Banke..
18.  Bob Dylan..
19.  Radiohead..
20.  Silverchair..
21.  Sagittarius..
22.  Patti Smith..
23.  Blur..
24.  Serge Gainsbourg..
25.  X..
26. The Smiths..
27. The Zombies..
28.  Bran Van 3000..
29.  Brian Eno..
30.  Jonathan Richman..
31. The Mamas & Papas..
32. The Doors..
33.  Sonic Youth..
34. The Arcade Fire..
35. The Apartments..
36.  Pink Floyd..
37.  Neil Young..
38.  Depeche Mode..
39.  Tindersticks..


41.  Jorane..
42. The Sonics..
43. The Pixies..
44. The Chemical Brother..
45.  Air..
46.  Van Morrison..
47.  Daft Punk..
48.  Bruce Springsteen..
49.  Television..
49.  Van der Graaf Gener..
50.  Ratatat..
51.  MGMT..
52. The Moody Blues..
53. The Sparks..
54. A Silver Mount Zion..
55.  Love..
56.  Soulwax..
57.  Chris Isaak..
58.  Belle & Sebastian..
59.  Death in Vegas..
60.  Scott Walker..
61.  Elvis Costello..
62. the Beastie Boys..
63.  Tori Amos..

    Les classements personnels arrivent tôt ou tard à une certaine incohérence dans l'enchaînement des œuvres citées. Ainsi la pauvre violoncelliste Jorane (même si elle peut s'avérer aussi rock que Kiss'n'Choice ou que Garbage, attention !) se retrouve coincée entre deux symboles du rock contestataire , précurseurs du garage et du punk entre autres, que sont les Sonics de Seattle, et les Stooges de Détroit. Car force est de constater que les Stooges ont implicitement changé la face du rock, tant il reste l'influence que chaque musicien se plaît à afficher. Essayez seulement d'écouter la moitié de la foultitude de reprise du I wanna be your dog , l'hymne du nihilisme dont le riff d'intro est à ranger avec celui de Satisfaction, de Johnny be goodou autres Born to be wild… Et au-delà de la légende du rock, celle d'un groupe qui, avec MC5, a fait de Détroit un centre névralgique de renouvellement du rock, alors noyé dans un trop plein de folk ou de flower power, c'est surtout la légende d'un homme revenu de tout, d'un Dieu vivant déchu parmi les hommes, Jewel Osterberg, alias Iggy Pop… Existe-il dans le demi-siècle d'histoire du rock une personnalité plus sympathique que cellle d'Iggy, artiste de génie, sex symbol avec deux grands « S », complètement cramé, au show musical intense et inégalable (il est l'un des premiers, avec Jim Morisson à transformer le concert en un véritable happening où tout peut arriver, exhibitionnisme, slams répétés 50 fois en un même morceaux, danse frénétique n'épargnant pas le public ou les musiciens envirronants), sans doute les shows les plus explicites de l'époque, bien avant que les Bowie ou les New York Dolls se travestissent ou que Osborne commence à croquer de la chauve-souris... Il est aussi un survivor tombé à plusieurs reprises dans les griffes de l'héro, envoyé à maintes reprises en cure de désintoxication par ses propres parents, et ce alors qu'il a déjà sorti deux albums sur trois de son groupe. L'histoire du groupe d'Iggy pop témoigne pour ainsi dire d'un rendez-vous manqué avec l'histoire, d'un échec qui n'est pourtant pas dû à la qualité des albums (les trois, de l'éponyme à Raw power en passant par le free-jazzy Fun House sont d'authentiques chefs-d'œuvres), ou au manque de labeur du groupe, car jamais le groupe ne faiblira dans sa productivité ou n'ira vers les compromis, refusant ainsi de suivre les conseils trop expérimentaux du producteur John Cale, ou de se faire vampiriser par les productions ou par Bowie (du moins jusqu'à Raw Power). Non, disons que, de la même manière que les Sonics, que MC5 ou que d'autres novateurs des sixties, les Stooges auront peut-être joué trop vite et trop fort,… beaucoup trop tôt. Et puis le cœur du public était déjà pris par des Jim Morisson ou autre Mick Jagger, seuls détenteurs de la vraie bestialité rock, celle qui compte, puisque c'est celle qu'on écoute… Biens sûr, l'histoire aura quand même donné raison à l'Iguane qui, après ses nombreuses cures, sous tutelle de Bowie (encore lui !) entamera une belle carrière solo qui ne semble pas prêt de s'arrêter. Mais bon, qu'en est-il sinon des deux autres membres des Stooges, les frères Ashleton, ceux qu'Iggy a été contraints de virer pour la production de Raw power, sous l'impulsion de CBS et son manager Tony de Fries (seule zone d'ombre dans le parcours exemplaire de cet artiste, et puis pouvait-il faire autrement ?).

  Hum, pour parler un peu musique pour changer, eh bien disons que, passée la piste mythique I wanna be your dog , cet album ne compte certes pas de morceaux aussi rapides et faciles à l'écoute que le Search & destroy de Raw power (peut-être mon morceau préféré des Stooges), mais il a par son pessimisme, sa violence une sorte d'ambiance de poids qui nous enveloppe jusqu'à la dépendance. Mieux, ces morceaux semblent flotter (ou couler) au dessus (au dessous) de toutes les autres musiques, comme si nous la connaisons depuis toujours. Ecoutez Not right , 1969 , Real cool times , No fun , pour vous convaincre de cette sensation de familiarité… Mais, John Cale oblige, il y a bien sûr la « particularité » de l'album, au beau milieu, We will fall , véritable cauchemard neurasthénique et hypnotique, calqué sur le Venus in Furs du Velvet, qui rappelle étrangement The End des Doors mais en moins joyeux encore, qui coupe avec ce climat qui aurait pu devenir serein et fréquentable. Un album rock dans son sens le plus  propre : sale, violent, nihiliste et contestataire (et tout ceci près de dix ans avant le punk).

A ne pas manquer:
    I wanna be your dog
    Not right
    1969
    We will fall

Si vous avez aimé, vous avez aussi:
    The Doors
    The Velvet Underground
    MC5